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SHAMBHALA :
objectifs : 1.
dégager l'essentiel de l'évocation du Royaume de Shambhala et situer ce mythebouddhiquetibétain sur le plan universel 2.
montrer en quoi consiste
le rite de Kâlachakra 3.
poser les liens entre ce rite et la
doctrine uni verselle du Cœur qui dit
que Shambhala, celui
qui vit en nous
et nous fait ressusciter de la mort charnelle, est déjà en nous et
que nous devonsle
découvrir
pour
franchir la mort de notre
condition humaine.
4. préciser le chemin initiatique qui nous est possible. 5.
montrer les relations entre cette initiation du Kâlachakra
et l'évolution spirituelle des héros
du roman "D'Éleusis à Dendérah,
l'évolution
interdite"
citation
tirée de l'introduction du livre de J-M Rivière
: " L'évocation
du Royaume de Shambhala a eu
et a to ujours une
extraordinaire résonance dans toute l'Asie bouddhique sous influence tibétaine.
Apparaît alors l'image d'un pays mystérieux
, sacré, centre exceptionnel de
spiritualité, sanctuaire mystique
dont le prêtre-roi accorde une initiation très
secrète; le rôle futur de ce pontife dans le terrible cataclysme,
qui secouera l'humanité à la fin de ce cycle,
sera
primordialpuisqu'il en sera
l'artisan. Bodhisattva, compatissant et rempli d'amour pour tous les êtres
vivants qu'il aide et soutient à tout instant, il est également le grand
justicier
qui, sur son cheval blanc, à la tête de son armée
invincible, viendra restaurer l'ordre, le dharma, du monde.
Protégé par des rangées circulaires de hautes montagnes neigeuses,
inaccessible aux pieds des
humains, le Saint Royaume
de Shambhala demeure ainsi secret et intouchable
pour les peuples dégénérés et décadents qui peuplent actuellement la terre. Il
est le site béni et privilégié
quequelques rares élus ont pu et
peuvent encore atteindre dans leurs corps ou hors de celui-ci
.....
...L'étude des textes tibétains et
des
traditions orales se
rapportantà ce
thème permet d'affirmer qu'il rejoint le
mythe universel, à travers
l'espace et le temps, du Royaume des Cieux sur la terre, du Paradis
perdu, du
séjour secret et inaccessible de saints personnages,
protecteurs du monde, de la patrie primordiale où vécurent les ancêtres de
nombreux peuples primitifs
et d'où ils
descendirent pour peupler la terre.... Dans le concept de Shambhala, il y a
l'attente d'une renovation radicale, l'espoir de recommencerab initio la
poursui
te
du Millenium pour
reprendre les idées de Mircea
Eliade ( voir :
Nostalgie des origines,
Gallimard, 1971).... En
Occident, bien peu de gens se sont penchés sur cette curieuse énigme. Quant au
grand public, de
vagues rumeurs lui sont parvenues sur
Shambhala; on en a fait un sujet de roman policier à mystères et de spéculations
ésotériques assez sau grenues; tout
s'est terminé par quelques films dont le plus célèbre fut Les
horizons perdus tiré du roman de James Hilton avec le fameux
Shangri-la qui eut une certaine
répercussion politique aux États-Unis. ( Le président F. Roosevelt, qui croyait
en l'existence de Shambhala, donna le nom de Shangri-la à
ce qui est actuellement Camp David ( Maryland)." "Les références
les plus anciennes se rapportant au
royaume secret se tr ouvent dans les livres canoniques tibétains, le
Kanjur et le Tanjur; on date ces textes du 11ème siècle étant eux-mêmes des
traductions tibétaines de textes sanscrits
bouddhiques provenant de l'Inde. La
tradition rapporte que les livres originaux sur la doctrine du Kâlachakra furent
conservés à Shambhala un millier d'années avant d'être introduits en Inde vers
le 10ème siècle." Ces dates ne sont pas pour nous judéo-chrétiens,
insignifiantes. Elles correspondent à la révélation du message de Jésus puis
mille ans plus tard, au travail mené par
les bénédictins à Cluny vers l'an 900-1000. Il y
a bien similitude des dates montrant le travail d'initiés pour sauvegarder puis
révéler un corps de savoir tiré de la source initiatique, de la première source de savoir afin de construire une culture capable
d'éliminer le fardeau de l'ignorance et des peurs au sujet des mystères de la
vie et de notre condition humaine mortelle sur la planète Terre. Rappelons que
quelques dizaines d'années avant la naissance de Jésus, l'empereur
Auguste avait fait
restaurer le temple de Dendérah selon les plans antiques
d'Horus et de Kheop s et qu'il y avait reçu la plus haute initiation
disponible à ce moment là. Nous reviendrons plus loin sur cette initiation pour
la comparer au Kâlachakra tibétain.
(Lalocalisation géographique de la
ville de Shambhala fait
l'ob jet de nombreux écrits
ou de traditions orales (nous n'évoquerons pas ici les
mythes
relatifs à la localisation du paradis perdu ou à celle de l'Atlantide, des
Hyperboréens, etc.). Localisée soit près de Bénarès en Inde soit au nord
du Pakistan soit dans une oasis à la limite ou au cœur des vastes déserts d'Asie centrale, pour la plupart des lamas cette ville n'est pas terrestre : elle
appartient au monde subtil, invisible aux yeux des hommes. " En général, le
Saint Royaume est considéré comme une étape dans l'évolution générale
spirituelle des êtres vers leur réalisation finale
". )
(Les écrits tibétains se réfèrent au mystère des vallées secrètes et des textes cachés.) Les anciens maîtres spirituels conscients de la portée universelle de leur message et sachant que celui-ci deviendra vital pour la fin de : notre cycle planétaire,
de préparer l'humanité à être sauvée du grandcataclysme, ont écrit leur message puis l'ont caché dans
des poteries dans des endroits secrets et inaccessibles aux hommes
. Par magie (semble-t-il), un
initié en
recherche de savoir peut demander aux
puissances surnaturelles, aux esprits ou aux dieux (anges) que lui
soit apporté un de ces textes, un de
ces trésors spirituels. Au cours d'une apparition le maître spirituel reçoit
soit la localisation du trésor soit le parchemin lui-même. Nous
connaissons
l'importance pour la chrétienté des manuscrits de la Mer
Morte comme ceux de Nag Hammadi (proche de Dendérah). Cette pratique entre
maîtres spirituels permet en effet la transmission "intacte" des éléments de
savoir tiré de la source
personnelle et
initiatrice et c'est une manière efficiente de court-circuiter les imposteurs qui ont trafiqué les
rites pour défendre leur système de pouvoir. Nous allons en rester là en ce qu
i concerne la l ocalisation géographique effective
d'éléments de savoir initiatique. Pour le reste, nous allons considérer que Shambhala
n'est pas terrestre mais appartient au monde subtil, ce que nous allons préciser
par la suite
. Dernier rappel : la maître spirituel
qui dirige Shambhala est un bodh isattva, un maître de compassion qui porte la
marque des Bouddhas. C'est un grand guérisseur. Il
arenoncé à l'ultime réalisation pour aider ses frères humains dans leur marche
vers la lumière. Ce n'est pas un roi du monde dirigeant la politique des
peuples. Il aide chacun à suivre son propre dharma,
la raison profonde de son incarnation terrestre (afin de trouver de son
vivant ses raisons de vivre qui sont les mêmes que ses
raisons de mourir). " Lorsque l'ense mble de ce
dharma, de l'ordre humain et cosmique tout à la fois, est troublé par le
désordre, le prêtre-roi de Shambhala devient alors une puissance terrible et
courroucée et il rétablit sans pitié l'harmonie nécessaire à l'évolution du
monde. Cet aspect du Divin se retrouve sous la forme du Shiva destructeur et
transformateur, ainsi que dans la tradition musulmane et
juive". Ce mythe est donc bien d'ordre universel : il concerne le monde entier et la cosmogonie à travers ce grand cataclysme qui marque le fin des cycles planétaires terrestres. Il est sur ce point du même ordre que la narration de l'Apocalypse, savoir détenu et transmis depuis le temple de Dendérah, ce qui nous permet de dire que Jésus est aussi un initié de Dendérah ou qu'il utilise lui aussi ce corps de savoir universel dans son message. De même établir une similitude entre Jésus et un bodhisattva ou un bouddha ne pose aucune difficulté car leur mission est bien identique sauf sur le fait que la papauté romaine à coup de dogmes pas toujours cohérents a cru bon de faire de Jésus un "véritable" fils de Dieu au rang bien supérieur à celui de bouddha ou de bodhisattva. Mais admettons que Jésus est au moins un bouddha ou un bodhisattva (celui dont l'essence est l'illumination)... qui peut le plus peut le moins !!
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